
Prestation · Structure
Charpente et ossature boisréparation, renfort, création
La charpente porte tout le reste. Nous la contrôlons, remplaçons les pièces attaquées, renforçons les sections insuffisantes et créons lucarnes, surélévations et extensions en bois massif ou lamellé-collé.
- Diagnostic structurel avant devis
- Bois traités et certifiés
- Traitement insectes et champignons
- Coordination avec l’ingénieur si nécessaire
Diagnostic
Une charpente ne se juge pas à l’œil
Le bois peut paraître intact en surface et être creux à cœur. L’inspection sérieuse se fait au poinçon, pièce par pièce, en insistant sur les appuis.
Quand nous montons dans des combles, nous ne regardons pas d’abord le milieu des poutres mais leurs extrémités. C’est là que le bois est en contact avec la maçonnerie, là que l’humidité stagne, et là que la ruine commence presque toujours. Une panne peut être saine sur huit mètres et complètement pourrie sur les vingt derniers centimètres qui reposent dans le mur : la résistance de l’ensemble est alors nulle.
Les désordres que nous rencontrons sur la rive droite se rangent en trois catégories. L’humidité chronique d’abord, presque toujours consécutive à un défaut de couverture ou de ferblanterie : une noue qui déborde, un solin décollé, un chéneau qui refoule. Les insectes à larves xylophages ensuite, capricorne des maisons en tête, qui creusent des galeries dans l’aubier des résineux et laissent en surface de petits trous ovales et de la vermoulure. Les champignons lignivores enfin, dont la mérule est le plus redoutable, qui ne s’installent que dans un bois durablement humide et mal ventilé.
Dans tous les cas, traiter la charpente sans traiter la cause revient à recommencer dans cinq ans. C’est pour cela que notre diagnostic remonte toujours à la source : si une panne est pourrie sous une noue, le devis comprend la reprise de la noue, pas seulement le remplacement de la panne.
Réparer plutôt que tout déposer
Les interventions structurelles courantes
Refaire une charpente entière est rare et coûteux. Dans l’immense majorité des cas, une charpente ancienne se soigne : on remplace ce qui est atteint, on renforce ce qui est sous-dimensionné, on rend l’ensemble à nouveau capable de porter la couverture pour plusieurs décennies.
- Enture : remplacement de l’extrémité pourrie d’une pièce, avec assemblage et éclissage métallique
- Moisage : doublage d’un chevron ou d’une panne fléchie par une pièce neuve boulonnée
- Remplacement de pannes ou de chevrons attaqués sur toute leur longueur
- Reprise d’appuis : semelles, cales bitumeuses, ventilation des aboutés dans la maçonnerie
- Traitement curatif par injection et pulvérisation contre insectes et champignons
- Renfort de contreventement lorsque la structure travaille sous l’effet du vent

Création
Lucarnes, surélévations et extensions
Le bois permet de gagner de la surface habitable sans reprendre les fondations. C’est souvent la solution la plus rapide et la moins invasive.
Lucarne ou chien-assis
Création d’ouverture dans un rampant pour transformer des combles en pièce de vie, avec reprise de la couverture et de la ferblanterie.
Surélévation
Ajout d’un niveau en ossature bois sur une construction existante, léger et rapide à mettre hors d’eau.
Extension ossature bois
Agrandissement au sol en ossature, avec charpente, couverture et ferblanterie assurées par la même équipe.
Couvert et pergola
Couvert à voitures, avant-toit, pergola bois : structures extérieures dimensionnées pour la neige et le vent.
Ouverture de combles
Suppression ou déplacement d’entraits pour libérer le volume, avec reprise des efforts par moisage ou ferme neuve.
Terrasse et platelage
Structure porteuse et platelage bois, avec traitement des appuis et des évacuations d’eau.

Le bon moment
Traiter la charpente pendant que le toit est ouvert
Une charpente n’est vraiment visible que lorsque la couverture est déposée. Depuis les combles, on aperçoit les faces basses ; depuis le toit ouvert, on voit tout, y compris les aboutés et le dessus des pannes. C’est pourquoi nous combinons presque toujours diagnostic de charpente et réfection de toiture : l’échafaudage est monté une seule fois, et les découvertes n’imposent pas de rouvrir le chantier.
La même logique vaut pour l’isolation. Si vous envisagez un sarking, c’est-à-dire une isolation posée sur les chevrons, la charpente doit être saine et géométriquement correcte avant que l’isolant ne vienne la recouvrir définitivement. Une pièce déformée laissée en place se retrouve emprisonnée sous vingt centimètres d’isolant, inaccessible pour vingt ans.
Enfin, dans une PPE ou une copropriété, faire établir un état des lieux de la charpente au moment de la réfection permet de documenter la structure et d’éviter les débats ultérieurs sur l’origine d’un désordre. Nous fournissons ce rapport photographique systématiquement.
Zone couverte
Charpentier sur la rive droite et le district de Nyon
Comprendre
Comment lit-on une charpente ancienne ?
La plupart des charpentes de la région appartiennent à deux ou trois familles bien identifiées. Savoir laquelle on a devant soi change complètement la façon de la réparer.
Sur le bâti ancien de la rive droite, on rencontre surtout des charpentes traditionnelles à pannes : des pièces horizontales portent les chevrons, elles-mêmes soutenues par des fermes ou par les murs de refend. Cette structure a un grand avantage en rénovation : elle libère le volume sous le toit et se prête bien à l’aménagement de combles. Elle a aussi une faiblesse connue : tout repose sur quelques appuis, et un appui dégradé met en cause une portée entière.
Sur les constructions des années 1970 à 2000, on trouve fréquemment des fermettes industrielles : des triangles légers en bois de faible section, assemblés par connecteurs métalliques et posés tous les soixante centimètres environ. Elles sont économiques et parfaitement fiables, mais elles ne se modifient pas à la légère : couper une barre pour créer un passage ou installer un réservoir compromet tout l’équilibre du triangle. Toute intervention sur ce type de structure passe par un calcul.
Un troisième cas se présente régulièrement : les charpentes hétérogènes, qui ont été modifiées plusieurs fois au cours du siècle. On y trouve des pièces d’origine, des renforts ajoutés lors d’une surélévation, des étais provisoires devenus définitifs. Ces charpentes demandent le plus de temps de diagnostic, parce qu’il faut d’abord comprendre comment les efforts circulent réellement avant de décider quoi toucher.
Dans tous les cas, nous documentons ce que nous trouvons : croquis cotés, photos repérées, sections et entraxes relevés. Ce dossier reste utile bien après le chantier, notamment si vous envisagez plus tard une isolation par l’extérieur, des panneaux solaires ou l’aménagement des combles.
Questions fréquentes
Charpente : vos questions
Les indices visibles sont de petits trous ovales de trois à dix millimètres accompagnés de sciure fine, un bois qui s’enfonce sous la pointe d’un tournevis, des filaments blancs ou bruns à la surface, une odeur de champignon dans les combles. Mais beaucoup d’attaques restent invisibles depuis l’intérieur : seul un sondage systématique permet de conclure.
Presque jamais. Même une charpente sévèrement atteinte se répare généralement par remplacement partiel, enture et moisage. Le remplacement intégral ne se justifie que sur des structures ruinées sur la majorité de leurs appuis, ou lorsqu’un changement d’usage impose une géométrie complètement différente.
Les produits utilisés aujourd’hui sont applicables en site occupé moyennant une aération et un délai de réintégration des combles, que nous vous précisons avant l’intervention. Nous privilégions les traitements ciblés : traiter uniquement ce qui doit l’être, après avoir supprimé la cause d’humidité.
Oui. Une lucarne modifie l’aspect extérieur du bâtiment et crée généralement de la surface habitable : une demande d’autorisation de construire est nécessaire, avec des règles qui varient selon la commune et la zone. Nous vous accompagnons sur la partie technique du dossier.
Le massif convient parfaitement aux portées courantes d’une villa et s’intègre mieux dans une charpente ancienne. Le lamellé-collé devient intéressant sur les grandes portées sans appui intermédiaire, par exemple pour ouvrir un volume ou porter une surélévation. Le choix se fait au calcul, pas au goût.
Un doute sur la structure de votre toit ?
Nous montons dans les combles, nous sondons, et nous vous disons ce qui doit être repris — et ce qui peut attendre.
